Lundi 12 septembre 2005

ÜSupprimer des droits

 

ÜExonérer les employeurs de charges sociales

 

    pour favoriser l’emploi……

 

Du déjà vu, dangereux et inacceptable !

 

 

 

 

 

Le Gouvernement, avec la bénédiction de la majorité du parlement, a décidé, au nom du développement de l’emploi, d’augmenter encore la précarité de l’emploi. Les nouvelles mesures, décidées sans aucune concertation, vont encore amoindrir les droits des salarié(e)s face aux employeurs qui, jour après jour, bénéficient toujours de plus de droits.

 

En outre, par décret, il a donné la possibilité à l’ASSEDIC de suspendre ou de supprimer les indemnités aux chômeurs « qui ne rechercheraient pas suffisamment un emploi …..»

 

 

 

Ils ont décidé

 

 

 

·         D’un nouveau contrat assorti d’une période d’essai de 2ans

 

Durant 2 ans, dans les entreprises de 20 salarié(e)s et moins, un employeur pourra remercier un salarié sans aucune justification. Bonjour l’incertitude du lendemain et l’augmentation de la subordination à son employeur.

 

 

 

·        Que les salarié(e)s de 26 ans et moins ne compteront plus dans les effectifs de l’entreprise.

Avec les dispositifs existant dans le code du travail (seuils) la représentation syndicale des salarié(e)s n’était déjà pas aisée. Cette nouvelle mesure va la rendre encore plus difficile. C’est un coup porté à la démocratie à l’entreprise.

 

 

·         D’en finir avec les contrats de travail écrits dans les TPE TPI

 

Avec la mise en place du chèque emploi et la possibilité pour les employeurs de faire gérer le personnel par des structures extérieures s’en est fini des références à la convention collective, aux horaires de travail, au règlement des heures supplémentaires et à la durée du travail, aux conditions de rémunération, au régime de congé payé etc

 

 

 

·         Encore de nouvelles exonérations pour les employeurs et donc encore plus de charges pour les salarié(e)s

 

Avec la démultiplication des contrats aidés et des nouvelles exonérations des cotisations sociales qui les accompagnent, c’est toujours la même recette qui est utilisée. Il n’y aura pas plus de création d’emploi réelle mais encore plus de transferts de charges vers le salarié. Cela l’appauvrit de plus en plus.

 

 

·         Par décret il a donné la possibilité aux ASSEDIC de suspendre les indemnités aux chômeurs qui ne rechercheraient pas suffisamment un emploi ou qui refuseraient un emploi proposé

 

Il faut savoir que cette possibilité existe déjà via les directions départementales de l’emploi et de la formation professionnelle. Que chaque année 15000 privés d’emploi sont sanctionnés alors que l’ASSEDIC introduit auprès de DDTE plus de 340 000 demandes de radiations. On voit où cela va conduire. C’est la chasse aux chômeurs qui est ouverte. Ce qui est encore plus scandaleux c’est que l’ensemble de faux en écritures publiques et escroqueries aux ASSEDIC perpétrées par les employeurs en particulier sur le paiement des majorations DELALANDE (suppléments de cotisations UNEDIC en cas de licenciement de salarié(e)s âgé(e)s de plus de 50 ans) est complètement ignoré par les ASSEDIC

 

 

La CGT appelle l’ensemble des salarié(e)s à réagir sans attendre en proposant de poursuivre et intensifier notre bataille pour un nouveau statut du travail salarié et son corollaire la sécurité sociale professionnelle. Cela peut se faire au moyen de signature de la pétition ou de la motion pour :

 

·        l’abrogation de la loi autorisant le gouvernement de légiférer par ordonnance et de celles-ci

 

·        des droits nouveaux renforçant la protection des salarié(e)s dans le cadre de la réalisation des contrats de travail et de la représentativité des salarié(e)s

 

·        l’augmentation des cotisations patronales et en particulier dans les entreprises abusant de la précarité

 

·        la renégociation d’une convention UNEDIC assurant une véritable couverture de tous les privés d’emploi tant au niveau de l’indemnisation du chômage que de l’accompagnement au reclassement, à la réinsertion et à la formation.

 

 

 

Nous proposons également  de mettre en débat la préparation

 

de grandes initiative d’actions unitaires

 

Par ... - Publié dans : news
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Dimanche 11 septembre 2005

 

 

 

 

 

 

 

 

 LE NOUVEAU CONTRAT DE TRAVAIL

 

 

 

 

 

 

 

 


Le Gouvernement avec la bénédiction de la majorité parlementaire et sous les applaudissements du patronat a, cet été, développé toute une série de coups fourrés en direction de l’emploi. Après avoir à coup d’ordonnance :

  • déréglementé le contrat de travail en CDI contrat nouvelle embauche ;
  • remis en cause l’obligation de procéder à l’élection des institutions représentatives du personnel (exclusion des salarié(e)s de moins de 26 ans embauché(e)s après le 22/6/2005  du calcul des effectifs) ;
  • travaillé à déréglementer le CDD au travers de l’adoption d’un décret concernant la création d’un titre occasionnel de travail (pour tous les contrats de 100 jours et moins,  payable avec les chèques emploi).

 

 

Il s’apprête à légiférer sur un nouveau contrat de volontariat associatif. Le volontaire s’engagera pour une durée déterminée. Il ne pourra pas effectuer une autre activité rémunérée, ni percevoir le RMI ou l’allocation de parent isolé durant cet engagement. Seule une indemnité lui sera allouée et elle sera fixée par décret. Il devrait avoir accès aux couvertures sociales.

 

 

 

 

 

C’est toujours plus de précarité et cela met en place définitivement la notion de contrat d’activité indemnisé avec assorti de garanties sociales réduites et qui se substitue à celle de contrat de travail payé assorti de garanties sociales fortes.

 

 

 

Plus que jamais la période nous appelle à rencontrer les salarié(e)s pour ouvrir le débat avec eux sur la nécessité de s’organiser et d’engager l’action à partir de leurs besoins et sur des questions telles que :

 

·        l’augmentation des salaires grignotée par la hausse du prix du gas oil et de l’essence, des prix et des transferts de charges liés à la protection sociale (mutuelles, etc…) ;

 

·        plus de garanties sociales pour sécuriser le parcours professionnel des salarié(e)s (sécurité sociale professionnelle et nouveau statut du travail salarié) ;

 

·        amélioration des conditions de travail ;

 

·        création d’emploi et embauche en CDI et statutaire, etc…

 

 

 

Par ... - Publié dans : news
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 10 septembre 2005

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les financiers et les actionnaires spéculent

 

et organisent la sous capacité de raffinage.

 

Les prix des carburants flambent.

 

Ils empochent les bénéfices et nous, nous payons.

 

 

 

 

 

Y’en a marre d’être pris en otage

 

Des mesures s’imposent.  

 La CGT exige :

 

 

 

1°) le prix de vente des produits pétroliers doivent être stabilisé. Il faut modifier la fiscalité en fonction des variations du prix du pétrole brut par rapport à un « prix de référence » (le prix moyen des trois dernières années).

 

 

 

2°) les compagnies pétrolières et les opérateurs financiers qui profitent largement de la hausse des prix du pétrole doivent être mis à contribution. Le gouvernement français doit prendre des initiatives au niveau européen et international pour instaurer des mécanismes de sanction des opérations spéculatives qui jouent un rôle non négligeable dans la hausse du prix du pétrole.

 

 

 

3°) Le gouvernement doit encourager les économies d’énergie, la diversification des sources d’énergie, l’amélioration des capacités de production. Cela demande d’autres choix budgétaires.

 

 

 

Par ... - Publié dans : news
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 9 septembre 2005

PROJET DE REGLEMENT EUROPEEN

 

SUR LES SERVICES PUBLICS DE TRANSPORT DE VOYAGEURS

 

PAR CHEMIN DE FER ET PAR ROUTE

 

REMISE EN CAUSE DU SERVICE PUBLIC !

 


 

La commission européenne, par la voie de Jacques Barrot a présenté le nouveau projet de règlement le 20 juillet 2005.

 

 

Le texte avait été repoussé après le référendum du 29 mai. Il était bloqué depuis 2000 après plusieurs tentatives de réécriture.

 

 

Par rapport au texte initial des modifications ont été apportées mais cette nouvelle version ne change pas le fond du texte qui reste basé sur le principe de l’appel d’offres. Pour les organisations syndicales, il signifie toujours la remise en cause du service public ferroviaire assuré par la SNCF.

 

 

 

Le règlement offre aux collectivités locales la possibilité d’attribuer des contrats de service public  soit par appel d’offres, soit par attribution directe. Le trans-port ferroviaire régional et longue distance pourrait faire l’objet d’un contrat de service public. Cela constitue un recul de la commission par rapport aux textes précédents où l’appel d’offres était obligatoire.

 

 

Pour autant, ce projet de règlement reste dangereux. Il permet la remise en cause de l’entreprise SNCF telle qu’elle existe aujourd’hui et du statut des personnels.

 

 

Si les collectivités locales choisissent l’appel d’offres cela aura comme conséquence pour la SNCF la mise en concurrence de la moitié des trains de banlieue et les trains régionaux dans un délai de 5 ans après l’application du nouveau règlement et la totalité dans les 10 ans.

 

 

La durée des contrats serait de 15 ans pour les services de transport par rail.

 

 

Pour les organisations syndicales, seule une entreprise publique intégrée peut maintenir une complémentarité, une cohérence entre les trains régionaux, nationaux et internationaux dans le cadre d’un plan de transport global.

 

 

 

 


Les fédérations syndicales cheminotes exigent notamment :

 

 

*      une réglementation garantissant un haut niveau de sécurité et de qualité pour les voyageurs et leur égalité de traitement, tant en accès au transport qu’à sa tarification ;

 

*      l’exclusion du champ de la concurrence du mode ferroviaire et des services intégrés de transport public ;

 

*      la démocratie dans la réponse aux besoins de transport ;

 

*      le transport public n’a pas à être source de profit. Il doit être régi par des entreprises publiques.

 

 

Si la commission a modifié son texte initial, c’est suite à l’action des organisations syndicales en France et sur le plan européen depuis 2000. Pour autant, la commission poursuit par dogmatisme sa politique libérale.

 

 

Les organisations syndicales cheminotes mettront à profit le délai prévu par le processus législatif européen pour développer les initiatives unitaires en France et en Europe afin de s’opposer à ce projet de règlement et pour imposer des choix alliant le développement du ferroviaire et le progrès social.

 

 


Paris, le 22 juillet 2005

 


 

 

la CGT vous informe

Par ... - Publié dans : news
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 8 septembre 2005
Baisse du chômage ou dégonflement des statistiques ?

Les chiffres du mois de juillet annoncent une baisse relative de 1% du chômage sur le mois de juin.

La Cgt pourrait se réjouir de cette diminution si elle était véritablement due à une croissance de l’emploi. Mais rien n’est moins sûr.

On nous annonce un recul de 25 600 du nombre de chômeurs mais le nombre de radiations est de 34 667.

Les sorties du chômage :
- 1 sortie sur 5 du chômage seulement résulte d’une reprise d’emploi, et encore, dans la majorité des cas, celle-ci se fait sur des emplois temporaires.
- 56 % de l’ensemble des sorties du chômage en juillet résultent d’absences au contrôle et de radiations.

Les entrées au chômage :
Les fins de contrats à durée déterminée et d’intérim progressent de 25 % sur le mois de juin, dans les causes d’entrées au chômage. La précarité est bien le premier facteur du développement du chômage. Les mesures Villepin, avec le Contrat nouvelle embauche, fixant une insécurité sociale de 2 années, vont amplifier cette situation.

Dans son communiqué, le gouvernement fait état d’optimisme et de prudence. Pour la Cgt ce n’est pas en manipulant le thermomètre que l’on fait baisser la fièvre.

Une véritable baisse durable du chômage doit passer par une politique offensive de créations d’emplois stables, par une lutte contre la précarité du travail et par l’augmentation du pouvoir d’achat des salaires.

C’est pour cela que la Cgt propose aux salariés et aux autres syndicats une rentrée sociale offensive.
Par ... - Publié dans : news
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus